Un bond dans le passé textile de Roubaix, en compagnie de Covoiture-art

J’ai encore eu l’occasion de découvrir un nouveau musée de la Métropole européenne de Lille mais cette fois, c’était une visite un peu spéciale: j’ai découvert la Manufacture de Roubaix et emprunté pour la première fois un Covoiture…art!

20160207_155547p (2)

Le voyage:

Vous l’avez peut-être vu sur Facebook, un partenariat a été mis en place entre Covoiture-art et sorties culturelles à Lille. En clair, j’accompagne une fois par mois le cofondateur de Covoiture-art, Thibault Denis du Péage,  auprès de leurs partenaires régionaux du Nord, notamment membres de l’association PROSCITEC. Ce voyage vers la Manufacture de Roubaix était le tout premier de notre partenariat, je vais donc vous en parler un peu avant d’aborder la visite en elle-même. Covoiture-art c’est quoi?

Covoiture-art.com, c’est d’abord une idée, celle de réunir le covoiturage et l’art.

Aujourd’hui, beaucoup de lieux culturels (musée, châteaux, festivals, sites religieux…) nécessitent l’utilisation d’une voiture pour être découverts. Par ailleurs, la voiture coûte de plus en plus cher, et n’est pas toujours utilisée à son maximum. Ainsi, pourquoi ne pas utiliser le covoiturage pour visiter ces lieux de culture, d’histoire, d’art et de patrimoine ?

Grâce à Covoiture-art.com, vous rencontrez des personnes qui partagent les mêmes affinités culturelles que vous et découvrez des sites d’exception

Moins cher que le train, plus rapide que le vélo, plus convivial que le jet privé, le covoiturage c’est LA solution pour vos découvertes culturelles !

 

Quelles sont mes impressions sur ce premier voyage? Déjà, c’est très appréciable de ne pas avoir à emprunter les transports en commun, surtout que pour les endroits qui ne sont pas juste à côté d’une bouche de métro/tram-comme la Manufacture- il faut facilement marcher 15/20 minutes. En été, c’est sympa, en hiver -dans le Nord- moins (photo à l’appui). Les prix sont plutôt intéressants, j’ai payé en tout 3€70 aller/retour. Quand on sait que le ticket Transpole coûte maintenant 1€70, ce qui nous fait du 3€40 aller-retour… ça vaut le coup! Donc c’est confortable, c’est pas cher mais c’est aussi surtout beaucoup plus convivial! Thibault Denis du Péage est extrêmement sympathique et la conversation s’engage vite, les blagues fusent et c’est dans une ambiance détendue que le chemin se fait. Quant à ses talents de conducteurs (oui quand même ça reste important), pas de souci, j’ai trouvé sa conduite fluide et donc agréable.


La visite:

Une fois arrivés, nous apprenons qu’aujourd’hui la visite du musée est gratuite puisque nous sommes le premier dimanche du mois, super! Par contre on nous informe qu’il ne s’agit pas de visites libres mais uniquement de visites guidées d’une heure chacune. Ces visites ont lieu toutes les heures à 14h, 15h, 16h et 17h. Bon là, c’est réaction mitigée: les visites guidées c’est bien, on apprend plein de choses, on peut poser des questions et on en ressort (généralement) avec beaucoup plus d’informations qu’avec une visite libre MAIS personnellement j’aime bien aller à mon rythme pendant les visites, me rapprocher, m’éloigner, prendre 50 000 photos etc.

Heureusement, par un heureux hasard, nous n’avions que peu de temps à attendre avant la prochaine visite guidée. Enfin, en théorie. Nous devions attendre 10 min, nous avons finalement patienté 20 minutes. Bon, 10 minutes de retard c’est pas énorme mais quand on arrive un peu en avance, tout de suite ça fait plus long. Pendant ce temps, j’ai eu le temps d’observer un peu les lieux et les objets exposés ainsi que le public présent. Les visiteurs, justement, étaient très divers et allaient du plus jeune au plus.. mûr. Il y avait des Roubaisiens, des non-Roubaisiens, des familles, des amis, des personnes seules, bref un public très varié.

Finalement le guide est arrivé et a démarré la visite en nous expliquant un peu l’histoire du lieu, les méthodes de fabrication du textile et les différents matériaux utilisés. Dès le début il explique que c’est un musée où l’on peut toucher, les enfants ne seront donc pas grondés par leurs parents s’ils décident de toucher les tissus ou les objets exposés. On se rend alors immédiatement compte que la Manufacture est un musée très familial, le guide essaye d’inclure les enfants et ces derniers semblent vraiment intéressés.

Après l’explication des bases de la fabrication des fils, on passe à l’explication du tissage. Ce qui est assez impressionnant c’est de voir toutes ces machines regroupées dans un seul espace, l’ancienne usine Craye (usine de tissage bien sûr!). La salle est assez vaste et il en faut de la place pour exposer l’évolution des machines et des techniques de l’industrie textile. Si je parle d’évolution c’est parce que la première machine présentée est le type de métier à tisser que l’on trouvait au Moyen-Âge et la visite se termine par une machine informatisée telle que l’on peut trouver aujourd’hui (ou il y a quelques années puisque le guide nous a quand même parlé de « disquette »).

Passer devant plusieurs machines à tisser ne semble peut-être pas passionnant dit comme ça, mais le guide a mis chaque machine et marche et c’est ça qui rend la visite vraiment intéressante. C’est aussi à ce moment là qu’on comprend pourquoi le musée ne peut se visiter que guidé, ils ne peuvent pas laisser les machines tourner en permanence et ils ne peuvent pas laisser les visiteurs les essayer par eux-même (un doigt est si vite parti…).

bloggif_56b7bf42c96f1

J’ai trouvé le guide intéressant car à chaque machine il nous resituait le contexte historique mondial et local. En plus il connaît son sujet, il est totalement à l’aise et a une voix qui porte bien. Tous ces aspects paraissent banals mais quand on est face à un guide timide et hésitant, la visite peut devenir franchement pénible!


Pour résumer, si vous décidez de visiter la Manufacture, assurez-vous d’arriver quelques minutes avant le début d’une visite guidée afin de ne pas attendre 30/40min le temps qu’elle démarre. Prévoyez aussi que la visite dure 1h et qu’il y a parfois de petites expositions temporaires à voir.

Pour ma part, j’ai bien apprécié la visite d’autant que notre guide était compétent. Si je n’ai pas forcément appris énormément de choses historiquement (parce que j’ai un peu étudié la révolution industrielle etc.), j’ai pris plaisir à découvrir le fonctionnement de toutes ces machines et surtout de les voir en marche. Il m’était déjà arrivé d’en voir une ou deux mais pas sept à la suite!

Je souligne encore une fois le côté familial de ce musée, d’autant plus que des visites spéciales « enfants » sont aussi organisées. C’est agréable de voir un musée qui n’est pas un sanctuaire où il est défendu de toucher quoi que ce soit.

J’ai également remarqué l’attention portée aux détails car les bancs en bois ont été dessinés selon le modèle mécanique jacquard, les cartes perforées qui permettent de tisser des motifs. Ce désir de cohérence me plaît toujours beaucoup!

Bref, si vous vous intéressez un peu à l’histoire locale, au textile et que les visites guidées ne vous dérangent pas, allez-y!

Pour les infos pratique c’est ici

Une réflexion au sujet de « Un bond dans le passé textile de Roubaix, en compagnie de Covoiture-art »

  • 13 février 2016 à 21 h 09 min
    Permalink

    J’apprécie le côté ludique, c’est bien de vouloir intéresser les enfants dès leur plus jeune âge. Le fait que les machines soient mises en marche c’est vraiment un plus aussi. Et j’aime beaucoup le concept de Covoiture art, en plus ce n’est pas cher du tout !

    Répondre

Laisser un commentaire